HARCÈLEMENT MORAL ET SEXUEL EN ENTREPRISE

Violence au travail : les femmes sont les plus exposées

D’après une synthèse de diverses études publiées sur Internet.

-  80% des femmes salariées considèrent que, dans le monde du travail, les femmes sont régulièrement confrontées à des attitudes ou comportements sexistes (contre 56% des hommes).

  

- 1 femme sur 5 a été victime de harcèlement sexuel au cours de sa vie professionnelle.

 

- Des cas de harcèlement sont dénoncés par 17% des femmes, d’agressions verbales par 8,5% des femmes, d’agressions physiques par 0,6% des femmes, de destructions du travail et de l’outil de travail par 2,2%.

- Le harcèlement moral est en progression constante : 16% de salariés H/F victimes de harcèlement moral en 2003, puis 22% en 2012 et enfin 26% en 2015.

- 20% des femmes et des hommes déclarent connaître au moins une personne ayant été victime de harcèlement sexuel dans le cadre de son travail.

Des recours devant la justice et/ou l’employeur très peu fréquents

 

  • Près de 30% des victimes de harcèlement n’en parlent à personne.

 

  • Moins d’un quart en font part à la direction ou à l’employeur.

 

  • Seulement 5% des cas sont portés devant la justice.​

 

Un manque de reconnaissance

 

 

  • 89% des actifs et actives considèrent que le harcèlement sexuel au travail n’est pas assez reconnu.

 

 

  • 74% des actifs et actives estiment qu’il est difficile d’identifier le harcèlement sexuel.

 

 

  • 82% des employeurs n’ont pas mis en place d’actions de prévention contre le harcèlement sexuel (accord d’entreprise, procédure d’alerte, actions de formation et d’information…).

  • 95% des plaintes pour harcèlement sexuel sont classées sans suite.

 

Des environnements plus propices que d’autres au harcèlement sexuel

 

  • 30% des femmes actives victimes ont un certain niveau de responsabilité (professions libérales et cadres supérieures).

 

 

  • 27% des femmes actives victimes exercent leur profession dans des  structures de taille réduite (entreprises de 10 à 19 salarié.e.s).

 

 

  • 35% des femmes actives victimes travaillent dans des environnements majoritairement composés d’hommes (quand 86% des femmes travaillant dans un environnement majoritairement composé de femmes n’ont jamais été confrontées au harcèlement sexuel).

 

 

  • 30% des femmes actives victimes se trouvaient dans une situation d’emploi précaire.

 

  • 25% des femmes actives victimes étaient dans une situation personnelle d’isolement.

 

 

  • 24% des femmes actives victimes étaient dans une situation affective difficile.

 

 

  • Plus de 22% des femmes actives victimes étaient dans une situation financière difficile.

Souffrance au travail, harcèlement moral, stress et maladies liées au travail

Tous les chiffres généraux sont en fin de page, dans une recension exhaustive des dernières études existantes sur le harcèlement moral, le stress, la souffrance au travail et les maladies afférentes, ainsi que leurs coûts dramatiques pour la collectivité.

 

En période de crise, les entreprises pourraient faire de la prévention réelle et traiter les cas au quotidien en faveur des victimes qui sont les forces vives de l'entreprise, au lieu de laisser tous ces patrons toxiques persécuter l'humanité. 

LE MANIPULATEUR DANS LES ORGANISATIONS

 

Une des caractéristiques des manipulateurs dans les organisations privées ou d’Etat, c’est qu’on n’arrive pas à les repérer parce que ce sont de bons et d’excellents comédiens. Ils n'ont pas tous le physique du rôle comme celui qui a été choisi pour la photo d'illustration de ce texte. 

 

La plupart de leurs exploits sont basés sur le mensonge et l’art toxique de la dissimulation.

 

Voila quelques critères qui vont permettront de les détecter, en tous cas dans le monde professionnel.

 

Car dans la vie privée les critères sont un peu différents quoiqu’ils se recoupent.

 

Dans les entreprises et le monde professionnel :

 

1- Le manipulateur pervers et toxique pratique le harcèlement moral, la calomnie et la diffamation.

 

2- Il grimpe sur les autres pour s’élever dans la hiérarchie des organisations et donc dans la société en général.

 

3 – Le manipulateur n’a pas de valeurs ni de principes et encore moins de morale.

 

4- Il instrumentalise les autres — considérés comme des objets et non pas comme des sujets — pour parvenir à ses fins.

 

5- Il rêve de s’enrichir en prospérant sur la souffrance d’autrui et donc en faisant le mal car il est accro à l’argent. La fin justifie le moyen.

 

6- Il finit par couler l’organisation qui l’accepte comme membre car il cause des problèmes insolubles.

 

7- Il a besoin de se sentir supérieur aux autres pour exister. C’est pourquoi il rabaisse, dénigre et parfois agresse les femmes. C’est un sexiste et un macho envieux de la réussite professionnelle au féminin.

 

8- Il se fait passer pour un héros, un saint merveilleux et qui souffre voire pour une victime, un grand expert ou un justicier. Ce sont parmi les divers masques dont il s’affuble pour tromper son monde et rouler les autres dans la farine.

 

9- Le manipulateur est un égocentrique, il écrase les autres pour s’en sortir.

 

10- C’est un prédateur qui vit dans l’illégalité de façon secrète pour être impuni. Il a donc une vie double et 2 visages contradictoires voire opposés.

 

11- Il fait des promesses impossibles à tenir et il le sait. Pour un manipulateur de haut niveau, les promesses n’engagent que celles et ceux qui sont assez stupides pour y croire.

 

12- Il accuse les autres de ce qu’il fait lui-même, donnant ainsi de  précieuses informations à celles / ceux qui comprennent ce mode de fonctionnement intérieur qu’est le mécanisme de la projection mentale.

 

LE HARCELEUR EST UN COUT POUR LES ENTREPRISES

 

La seule solution qu'on trouvée les entreprises qui font quelque chose en cas de harcèlement moral ou sexuel consiste le plus souvent à muter ailleurs soit le pervers narcissique harceleur, soit vous-même la victime : donc ce n’est pas une véritable solution.

 

La solution véritable serait qu’on licencie ce tueur de profits mais ne rêvons pas : un licenciement coûte cher, en plus le harceleur fera appel en faisant croire qu’il est la victime d’un licenciement injuste.

 

Et surtout, les entreprises ne sont pas prêtes — du moins pas encore — à considérer le harceleur comme un coût à supprimer et un type qui coule la boite ainsi que le font les entreprises aux USA.

 

De plus, les responsables de ce secteur de l’économie que sont les grands groupes ne sont pas capables de distinguer la différence entre le harcèlement et un conflit, ou plutôt ils préfèrent fermer les yeux et ne pas voir cette différence. Dès qu’il y a harcèlement, ça veut dire procédures et frais de justice de la part de la victime qu’on préfère licencier pour ne pas qu’elle fasse de vagues et de procès en chaîne à l’employeur.

En réalité, au lieu de réagir comme ça, l’entreprise devrait calculer le coût du harcèlement en termes de coûts sociaux et d’incidence négative sur la rentabilité à long terme.

J’insiste sur les mots « à long terme » car à court terme l’entreprise peut croire et penser que le harcèlement sera un mode de management favorable — même et y compris dans un petit service où règne un harceleur en maître absolu des troupes d’esclaves qu’il a sous ses ordres — car le harcèlement moral instaure un mode de management par la terreur qui oblige chacun à travailler 3 fois plus pour conserver son poste et ne pas risquer de se faire licencier.

 

Cependant, si on grille ses batteries en quelques mois ou années de surmenage et qu’on finit en inaptitude ou arrêts de travail prolongés, qui fera tourner la boutique à long terme après le départ ou la mort de salariés qui sont dépositaires de la mémoire vive de l’entreprise, de son talent et de ses compétences ?

Ne pas faire de victimes, ça ne coûte pas de l’argent, ça en rapporte à l’entreprise qui décide de fonctionner comme ça.

HARCELEMENT MORAL AU SEIN DE LA FONCTION PUBLIQUE

 

 

 

Concernant le harcèlement moral dans la Fonction publique où la femme est souvent victime des jalousies et rivalités de bureau voire de divers caractériels qui sont à de hauts postes, la solution est évidente puisqu’étant fonctionnaire on ne peut pas vous licencier en tant que victime gênante du harcèlement moral de vos subordonnés voire de votre hiérarchie et de vos collègues de bureau.

 

La solution évidente est donc la demande de mutation ailleurs sous divers prétextes et en ne parlant pas de harcèlement moral pour éviter d’effrayer la hiérarchie.

 

A un autre poste, on pourra se reconstruire et penser à autre chose pour respirer un peu. Je ne conseille pas aux victimes de porter plainte devant un tribunal administratif car il y en a pour des années avant que la solution aboutisse, sauf si elles sont l’objet de mesures injustes et discriminatoires qu’elles peuvent prouver avec l’aide d’un bon avocat spécialisé.

Contre-manipuler au bureau en évitant tout scandale et toute communication avec l’adversaire peut s’avérer une solution de survie en attendant la mutation si elle tarde à venir.

 

VOICI 2 CAS TYPIQUES DE HARCELEMENT MORAL DANS LES ENTREPRISES DE FRANCE

Ces cas d'école ont été rédigés d'après des faits réels  dont Sophie Soria-Glo fait l'étude dans son livre. Ils se produisent dans les plus grandes entreprises françaises.

Les entreprises ne financent pas ce type de coachings. Les victimes doivent payer pour se faire aider par une personne extérieure sous peine d'y laisser leur poste et leur santé. Et parfois leur vie. 

Il y a aussi le groupe de soutien, animé dans le cadre associatif par Sophie Soria-Glo depuis 7 ans, où elle a recueilli des témoignages auprès de centaines de victimes.  

La victime doit analyser et comprendre tous les mécanismes en présence afin de voir la situation de façon lucide et de ne pas se culpabiliser ni tomber dans les pièges qui lui sont tendus.

  • Le pervers toxique arrivé au plus haut poste de direction de la boite

 

Quand ce type à force de magouilles et d’écraser les autres arrive et parvient à ce but tant convoité, ne croyez pas qu’il va s’endormir sur ses lauriers et se reposer un peu.

 

« Enfin, je suis devenu chef, je vais pouvoir en profiter pour bénéficier des avantages de la position de chef au lieu de continuer mes magouilles et mon harcèlement ! Ah enfin un peu de repos ! Je vais pouvoir gérer la boite pour lui faire avoir de vrais bénéfices ! Avec moi, on va devenir leaders sur le marché et gagner plein de fric… ! » 

 

Et bien non pas du tout : ce n’est pas comme ça que le pervers raisonne car il est n’est pas un être normal mais un type malade qui a besoin de harceler pour vivre. Il vit de la destruction qu’il provoque.

 

Il va donc transformer l’entreprise en une sorte de secte où tout le monde doit penser pareil et comme lui et toute tête qui dépasse sera coupée sans ménagement et sans autre forme de procès. En un mot c’est la dictature.

 

Le pervers parvenu au plus haut sommet à force de magouilles diverses et variées va instaurer un système répressif et anti-créatif, opposé à toute initiative et pensée personnelle, qui fera couler la boite à plus ou moins long terme.

Mais ce malade ne peut pas arriver tout seul à instaurer la dictature : il a besoin d’alliés. Il va donc recruter et faire monter en poste autour de lui toute une armée de pervers manipulateurs aussi dangereux qui seront ses hommes-liges et ses fidèles vassaux tout dévoués à leur seigneur et maître.

 

Le pervers harceleur va donc payer tout un tas de types affreux dont la tâche principale sera de faire souffrir les salariés, de les presser comme des citrons, de les mettre en rivalité entre eux, le tout aux dépens de l’esprit d’équipe et de la santé psychologique au travail.

Et la souffrance n’apporte pas des bénéfices, ça tout le monde le sait. La souffrance et le chaos n’apportent que la ruine cela semble logique n’est-ce-pas mon Ami lecteur qui connait le monde des affaires ?

 

Par exemple le « turn over », l’absentéisme, les congés-maladie vont augmenter et coûter des sous à la boite. Ce coût peut se chiffrer par des méthodes de calcul spécialisées en ressources humaines.

De plus, nombre des décisions aberrantes voire des dysfonctionnements graves dans les boites de la planète sont liées à ces guerres de pervers entre eux, réunis contre le reste du monde et dont les ennemis sont les salariés de la boite qui les emploie pour générer du profit et non pas pour faire souffrir leur prochain.

 

Où est la rentabilité dans tout ça ? Et où est la logique ?

 

Surtout quand le pervers manipulateur prend des conseils et même des cours de manipulation stratégique auprès de coachs peu scrupuleux payés aux fais de l’entreprise, voire auprès de voyantes, chamanes, gourous, mages et magiciens supposés faire augmenter les profits de la boîte à coups de baguette magique, de rituels occultes et d’incantations.

 

  • Le pervers qui a infecté toute l’organisation 

 

Voila un autre cas qui est là aussi systémique comme le précédent, car le pervers qui manipule n’est pas toujours une personnalité isolée qui fait des siennes, il est inséré dans un « système » qui dysfonctionne et qui permet que le pervers existe, prospère et exerce son influence toxique sur le plus de monde possible.

 

Le mot « système » n’a pas quoi que ce soit à voir avec la politique actuelle et le programme du Front National qui se dit « anti-système » alors qu’ils ont les pieds en plein dedans.

 

C’est de la référence à « l’analyse systémique » qui est une méthode de coach et de consultant pour accompagner les organisations et toute entreprise.

La cible choisie par le pervers manipulateur pour son harcèlement est une femme belle et intelligente, diplômée, heureuse en couple et collègue de bureau.

 

Elle est d’abord séduite car celui-ci se présente comme son meilleur ami dans la boite dès qu’elle est embauchée. Il lui propose son aide, fait des tâches à sa place pour ne pas lui permettre de connaître d’autres collègues de bureau ni de se faire des amis. Déjà il l’isole.

 

Mais elle le croit sincère, lui fait des confidences. C’est son sauveur. Voila la 1ère phase : l’approche.

 

Maintenant que le poisson est ferré, le manipulateur pervers peut passer à la 2nde phase : la destruction.

 

Il la dévalorise, l’isole plus encore, la critique en face et la calomnie dans son dos. Elle espère que la phase d’amitié du début va revenir, elle se montre de plus en plus gentille et désireuse de bien faire devant les critiques du pervers : l’emprise s’installe.

 

Peu à peu, elle est mise en quarantaine, les autres collègues ne lui adressent plus la parole. Elle vit un cauchemar proche de l’enfer.

Quand elle décide de se plaindre aux grands directeurs car elle n’est plus informée de quoi que ce soit, elle ne reçoit plus les mails en copie, elle n’est plus invitée aux réunions etc. plus personne ne peut la croire. Le harceleur pervers est si merveilleux, il est l’ami de tous.

Il pratique le mécanisme du bouc émissaire car il a choisi une victime pour pallier au déficit de projet de l’organisation.

 

Fabriquer un ennemi imaginaire permet à une organisation de se sentir rassemblée en cohésion des équipes parce que quand on n’a pas de projet fédérateur et d’idéal noble on se rabat sur « radio-moquette » pour dire du mal des autres autour de la machine à café. 

 

Et si on a un seul et unique sujet de conversation ça rassemble les gens par sentiment d’appartenance à un groupe uni dont l’objectif est de se défendre contre l’ennemi qui veut les détruire. L’ennemi étant la victime innocente bien sûr !

 

Face à ces situations toxiques, la coach expert Sophie Soria-Glo,  spécialiste des organisations défaillantes, apporte aux clientes le décodeur et les possibilités de solutions pour préserver leur avenir professionnel ainsi que leur employabilité de femmes brillantes, belles et intelligentes et qui souhaitent le rester.

 

Au lieu de passer de vie à trépas pour la grande joie du manipulateur et de son entourage de pervers mafieux.

 

 

FEMMES DIRIGEANTES : NE VOUS LAISSEZ PLUS HARCELER

Il n’y a que 25% de femmes cadres dans les entreprises françaises, dont 9% de femmes cadres supérieurs, principalement dans les secteurs de la communication, des ressources humaines et du juridique, et seulement 2% de femmes dans les conseils d’administration des grands groupes.

Le plafond de verre est la barrière invisible qui empêche les femmes d’accéder aux plus hauts postes de direction. Elles subissent harcèlement moral, blocage des promotions et parfois harcèlement sexuel de la part d’hommes qui se vivent comme leurs concurrents.

Une autre technique consiste à faire de la femme l’éternelle seconde du grand directeur, la N°2 à vie.

 

Comme une humble servante, la femme cadre dans cette position est supposée réparer les erreurs du dirigeant toxique qui l’emploie tout en lui vouant un dévouement sans bornes.

 

Il faut bien entendu mettre sa vie personnelle de côté, travailler le soir et le WE et même parfois annuler ses vacances au dernier moment, quand ce n’est pas l'offre de passer à la casserole sur un coin de bureau parce que Monsieur le PDG a une pulsion à assouvir.

 

Une femme naïve qui subit tout ça et qui pense que ça va finir par s'arranger peut terminer en dépression ou en burn out  tant qu’elle accepte de jouer le jeu et de louvoyer parce qu’elle est très bien payée et accepte de faire des sacrifices pour s’élever professionnellement.

Les femmes victimes de ce genre de manipulateurs doivent absolument demander de l’aide à un spécialiste afin de trouver la solution qui préserve leur employabilité future. Il n’est pas bon de se fâcher avec un manipulateur pervers de cette envergure mais on ne doit pas tout accepter non plus.

 

Les femmes ne doivent pas se laisser rabaisser et asservir au travail, même si on a peur du chômage il est encore possible de réviser ses priorités en conservant sa dignité humaine.

L'empowerment au féminin consiste à reprendre du pouvoir sur sa vie au détriment du manipulateur qui veut vous le voler. 

N'espérez pas que Monsieur le PDG change, ses compagnes et épouses espèrent depuis 20 ans et certaines viennent voir Sophie Soria-Glo pour en sortir avec un divorce dans les meilleures conditions, financières bien sûr mais aussi morales et éthiques. 

Harcèlement moral, souffrance au travail, burn out, maladies liées au stress et coûts sociaux induits : des chiffres alarmants

Les études les plus récentes constatent une aggravation de la situation. 

Harcèlement moral en progression constante : 16% de salariés victimes de harcèlement moral en 2003, puis 22% en 2012 et enfin 26% en 2015.
Les conditions de travail se dégradent avec un stress à 61% à cause de la surcharge de travail et de l'évolution du numérique.  
 
Les risques organisationnels, relationnels et éthiques augmentent pour les cadres. 

 

Selon les résultats de l'enquête SUMER — Surveillance médicale des expositions aux risques professionnels — réalisée par la DARES (Ministère du Travail) : 16% des salariés français se disaient victimes de harcèlement moral en 2003 et 22% en 2012.

 

D’après un sondage réalisé en 2015 par une société de conseil en management, plus d’1 Français sur 4 en moyenne soit 26% aurait subi du harcèlement moral au moins une fois au cours de sa carrière. Pour les managers et cadres le chiffre est de 22% et pour les salariés non-cadres 27%.

 

La même proportion donc 1 Français sur 4 déclare aussi avoir connu un épisode de dépression ou de « burn out » lié au travail.

 

La dégradation des conditions de travail est constatée par tous les spécialistes

 

Les mauvaises conditions de travail sont évoquées dans l’étude de la société de conseil en management : 61% des personnes interrogées affirment subir un stress régulier à cause de la surcharge de travail et 78% pensent que ce stress a affecté leur santé.

 

Le niveau d’intensité du stress perçu par les salariés a doublé en un an, entre 2014 et 2015.

 

La mauvaise ambiance au sein de l’entreprise est également pointée du doigt : 1 manager sur 2 aurait senti le climat social se dégrader au cours de l’année écoulée.

 

De façon parallèle, 73% des managers sont obligés d’emporter du travail à la maison et de répondre aux mails sur son temps de repos le soir, le week-end et pendant les vacances, ce qui affecte l’équilibre avec la vie privée, notamment au plan familial pour 61% d’entre eux.

 

La perte de sens affecte l’entreprise puisque 4 salariés non-cadres sur 10 affirment ne pas à comprendre les orientations de stratégiques choisies par leur Direction. La motivation de 44% d’entre eux — presque la moitié ! — consiste dans le simple fait d’avoir un emploi et de ne pas être au chômage.

Selon une autre étude, de l’INVS — Institut national de veille sanitaire — cette fois, les conditions de travail et les relations humaines se sont dégradées dans les entreprises en France depuis 2007 : « L’augmentation observée du taux de prévalence de la souffrance psychique en lien avec le travail peut être mise en parallèle avec la détérioration des conditions de travail constatée ces dernières années, notamment celles liées à l’organisation du travail et aux relations entre collègues et avec la hiérarchie. »

 

Toujours selon cette étude de l’INVS, les cadres sont les plus touchés :

 

« Des études récentes montrent que les risques organisationnels, relationnels et éthiques sont de plus en plus importants chez les cadres. Ces études étayent l’hypothèse selon laquelle les conditions de travail favorisant l’apparition d’une souffrance psychique concerneraient davantage les salariés des catégories sociales élevées, même si elles ne sont bien sûr pas absentes dans les autres catégories sociales. Les associations entre conditions de travail et troubles de la santé mentale sont largement documentées dans la littérature. (…) Des études récentes montrent que les risques organisationnels, relationnels et éthiques sont de plus en plus importants chez les cadres. » Voir étude complète plus bas.

 

L’injustice est institutionnelle en défaveur de la victime de harcèlement moral

 

Selon une autre étude française effectuée par une consultation de souffrance au travail en hôpital public et datant de 2010, seulement 5% des cas de harcèlement moral sont résolus de manière équitable pour la victime.

 

Dans 72% des cas, la victime de harcèlement moral perd son emploi.

 

Plus de 50% cas de harcèlement moral se terminent par une dépression qui dure encore 18 mois plus tard. 

 

Les constatations de Sophie Soria-Glo sur le terrain, à l'écoute des victimes depuis plus de 10 ans confirment ce chiffre qui est très grave : la victime qui va se plaindre de harcèlement moral est le plus souvent considérée comme inapte à la vie en société et subit un licenciement. C’est donc la double peine pour la victime, homme ou femme.

 

Seulement 10% des affaires aboutiraient à une condamnation de l’employeur pour harcèlement moral alors que plus de la moitié des dossiers aux Prud’hommes concernent des faits de harcèlement moral.

 

Cependant la Cour de Cassation met en avant un autre argument depuis quelques années : l’obligation de sécurité et de résultat de l’employeur qui peut se voir condamné pour ne pas avoir pris les dispositions nécessaires afin de protéger la victime, au cas où celle-ci s’est plainte à sa hiérarchie, sa Direction, son DRH ou les instances représentatives du personnel.

 

Malgré tout, le licenciement de la victime est préconisé par les cabinets d’avocats au service des employeurs et par certains conseillers en management afin d’éviter tout conflit et de ne pas faire de vagues.

 

La hiérarchie soutient le harceleur qui bien entendu recommence sur la cible suivante. Et c'est sans fin ! 

Cette injustice doit être dénoncée car ce sont les salariés harceleurs qui coûtent, pas les victimes. 

Au-delà de l'aspect humaniste, licencier la victime est une décision aberrante sur le plan économique. 

A part organiser quelques stages de communication et remplir des formulaires sur les RPS, la plupart des entreprises ne font strictement rien afin d'enrayer le phénomène de la violence relationnelle entre les salariés. 

C'est pourquoi la victime de violence au travail doit vraiment se faire aider par un consultant extérieur qui connait bien l'entreprise, le Droit du Travail et les mécanismes psychologiques de la manipulation mentale pour pouvoir s'en sortir. 

Il ne sert à rien de chercher les causes personnelles de la situation dans laquelle on se trouve car cela revient à faire du "victim blaming" (blâmer la victime). 

La cause est sociétale, elle n'est pas psychologique : n'importe qui peut tomber sur un pervers dans la boite qui emploie des dizaines voire des milliers de salariés. C'est statistique. 

On doit donc apprendre à repérer les toxiques et à se défendre. Et c'est cela l'urgence au lieu de chercher le pourquoi du comment. 

 

Les conséquences sur la santé mentale des salariés dans les entreprises en France

 

Une étude exclusive de l’Institut national de veille sanitaire (INVS) a recueilli les observations cliniques de médecins du travail dans 15 régions de France entre 2007 et 2012 sur le thème de la souffrance psychique au travail. Voila les principales constatations de l’INVS.

- « La souffrance psychique en lien avec le travail prend de plus en plus d’importance dans les pathologies d’origine professionnelle. ».

- L’estimation du nombre annuel de cas de souffrances psychiques liées au travail : environ 490 000 cas au total en France selon l’étude INVS mais 315 cas seulement ont été reconnus par l’assurance-maladie en 2013.

- Une reconnaissance très difficile pour se faire indemniser par la Sécurité Sociale : « Selon les données de la Caisse nationale de l’assurance maladie des travailleurs salariés (CnamTS), 512 demandes de reconnaissance d’affections psychiques au titre d’une maladie professionnelle ont été formulées en 2013 (nombre multiplié par 2,3 par rapport à 2012), parmi lesquelles 47% ont été indemnisées. »

- Différentes catégories de troubles psychiques liés au travail ont été constatés par l’étude : « épisode dépressif sévère, épisode dépressif léger, troubles anxieux et dépressifs mixtes, autres troubles anxieux, état de stress post-traumatique, troubles du sommeil, conduites addictives, somatisation décompensation d’une psychose, décompensation d’une névrose, troubles du comportement alimentaire ». Autres catégories répertoriées par les médecins du travail : « syndrome d’épuisement professionnel ou burn out, stress lié à l’emploi. »

 

D'après une enquête européenne (EU Labor Force Survey) sur la période 1997-2007, environ 28 % des personnes interrogées soit 55,6 millions de travailleurs européens ont répondu que leur état de santé psychique avait été affecté par une exposition à des facteurs de risques psychosociaux.

Les coûts pour l'entreprise et la collectivité

Nous reprenons ici des extraits de diverses données issues d’études européennes.

 

Selon l'Agence Européenne pour la Santé et la Sécurité au Travail, le stress au travail serait à l'origine de 50 à 60 % de l'ensemble des journées de travail perdues.

 

En 2002, la Commission européenne a calculé un coût annuel du stress lié au travail dans l'Europe des 15 d'un montant de 20 milliards €.

Enfin, le coût total des dépressions dues au travail en Europe a été estimé en 2013 dans une étude indépendante à 617 milliards d’euros par an en prenant en compte l'absentéisme et le présentéisme (272 milliards €), la perte de productivité (242 milliards €), le coût des soins de santé (63 milliards €) et les coûts d'assurance sociale relatifs à la prise en charge des incapacités (39 milliards €).

 

Le coût du stress au travail en France a été calculé en 2005 sur des données datant de 2000 et permet de fournir des coûts médicaux (413 millions €), pour l'absentéisme (279 millions €), pour une perte de productivité pour des retraites et des décès prématurés (474 millions €) et au nombre d'années d'espérance de vie perdues (954 millions €).

 

Le total de ces coûts aboutit à un coût annuel du stress au travail pour la France compris entre 1.17 et 1.97 milliards € en 2000.

 

De plus, en coûts annuels, la dépression liée au travail coûte à la France de 650 à 752 millions €, les maladies cardiovasculaires liées au stress de 388 à 715 millions € et les troubles musculo-squelettiques (TMS) entraînent un coût de 27 millions € (2005).

 

Plus récemment, en 2010, un auteur a calculé le coût du stress au travail en se basant sur les résultats d'études épidémiologiques incluant les maladies cardiovasculaires, les troubles mentaux et les TMS.

 

Les fractions de ces troubles attribuables au stress au travail ont été appliquées aux différents coûts incluant les soins médicaux (de l'ordre de 129 à 199 millions €), l'absentéisme (826 à 1284 millions €), la perte d'activité (756 à 1235 millions €), la perte de productivité liée aux décès prématurés (166 à 279 millions €).

 

Le coût annuel total du stress au travail est compris dans une fourchette de 1.9 à 3 milliards € en 2010.

 

Le stress et les expositions à des risques psychosociaux entraînent une augmentation de l'absentéisme, des taux de turn over du personnel en même temps qu'une diminution de la productivité (Commission européenne).

 

D’après diverses études, on doit additionner le coût direct du stress (santé) et le coût différé (par exemple, l'inefficacité des organisations). Ces études indiquent que le stress au travail coûte de 3 à 5 % du PIB. 

Le coût moyen du suicide d'un salarié pour un employeur serait de 380 000 euros. Avec la reconnaissance en faute inexcusable, l’employeur peut aller jusqu’à payer 500 000 euros, dans l'hypothèse où le salarié laisserait une épouse et deux enfants.

Ces chiffres se passent de commentaires, ils sont scandaleux en soi. Ils montrent surtout l'ampleur des dégâts causés par les manipulateurs dans notre société en termes de santé humaine et de coûts liés à la perte de profits pour les entreprises. 

Face à une organisation immorale et incapable de gérer les crises, la salariée victime d'un pervers manipulateur, d'un ou d'une collègue jalouse et envieuse, d'une réorganisation, de pressions diverses ou de toute forme de harcèlement moral et / ou sexuel doit comprendre quelque chose de très simple : sa Direction  ne fera rien pour l'aider et elle a tout intérêt à se prendre en charge par elle-même.

 

Car ces chiffres le prouvent : si les entreprises voulaient faire quelque chose pour diminuer ces coûts de la violence, il y a longtemps que ce serait fait. 

 

On n'a pas calculé le coût du harcèlement moral ni celui du harcèlement sexuel en France mais ce serait intéressant de le faire. Il existe des méthodes qui ont été mises au point par un sociologue du travail au Québec.

 

Ce calcul convaincrait peut-etre que le harcèlement coûte plus qu'il ne rapporte en termes de management à la schlague ou de management par la division afin d'éviter les revendications des salariés s'ils sont unis. 

Le harcèlement moral est provoqué par des méthodes de management qui le permettent voire qui le favorisent. 

Les dirigeants toxiques

3 à 5 dirigeants sur 10 seraient toxiques.

D’après des études récentes :

- Un manager ou un patron toxique coûte aux États-Unis entre 450 et 550 milliards de dollars par an. 

- Les salariés toxiques coûteraient 10 milliards € par an aux entreprises allemandes.

On ne dispose pas de ces chiffres pour la France. 

Vous êtes une femme ciblée par du harcèlement moral, des discriminations, du harcèlement sexuel ou toute autre méthode de destruction envieuse dans votre emploi ou dans votre entreprise dont vous êtes votre propre patron ? 

Contactez de toute urgence votre spécialiste Sophie Soria-Glo par mail : coachingethique@gmail.com 

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